Si vous avez une maison individuelle ancienne à plusieurs étages, vous regretterez souvent de ne pas avoir de balcon à l’étage. Mais il est tout à fait possible d’en installer un. Cet article explique en détail ce que cela peut coûter.
Quels sont les avantages d’un balcon à l’étage ?
Une maison à plusieurs étages n’a pas toujours plusieurs appartements, mais il est souvent très agréable pour les enfants d’avoir leur propre « espace extérieur » à l’étage, où ils peuvent être tranquilles.
Un balcon peut aussi être un prolongement très agréable d’une chambre à coucher, où l’on peut prendre l’air le matin ou fumer une cigarette le soir avant d’aller se coucher.
Dans la plupart des cas, un balcon permet de sortir à l’extérieur depuis l’étage supérieur sans avoir à emprunter d’abord les escaliers à l’intérieur de la maison pour accéder au jardin.
Il est bien sûr particulièrement judicieux d’équiper le balcon d’un escalier, ce qui permet d’accéder à la maison séparément par l’étage supérieur. Dans ce cas, il faut toutefois veiller à ce que les portes du balcon soient bien protégées contre les effractions, sinon on crée une possibilité d’accès facile et très pratique pour les cambrioleurs.
Sous le balcon, on crée en plus un débarras à l’abri des intempéries et généralement aussi du vent. Idéalement, on peut aussi construire le balcon de manière à ce que la terrasse du rez-de-chaussée se trouve en dessous. On obtient ainsi en même temps qu’un balcon, un toit (partiel) praticable pour la terrasse.
Les balcons ajoutés ultérieurement offrent donc un grand confort. Mais c’est à chacun de décider si cela vaut vraiment la peine de payer pour la construction d’un balcon.
Combien coûte la construction d’un balcon ultérieurement en général ?
Le type de balcon est un facteur décisif pour le prix.
Le type de balcon est un facteur décisif pour le prix.
Il est impossible de répondre de manière générale. Cela dépend fortement de la taille du balcon et de la méthode de construction.
Dans la plupart des cas, il faut compter entre 3 500 et 4 500 euros pour un petit balcon de conception assez simple.
Ces balcons sont généralement soutenus par plusieurs piliers.
Pour les balcons qui sont entièrement soutenus par la maçonnerie, il faut généralement compter beaucoup plus. Ici, les coûts ne sont généralement pas inférieurs à 5 000 euros, même pour les petits balcons, plus les coûts de l’expertise et du calcul statiques.
Plus la taille du balcon augmente et plus la qualité de la finition est élevée, plus le coût augmente rapidement.
Il faut bien sûr aussi percer un trou dans le mur pour pouvoir accéder au balcon. En général, on le fait là où il y a déjà une fenêtre. Mais il faut bien sûr compter des frais supplémentaires pour le percement et l’installation d’une porte de balcon.
Outre les coûts liés à la construction du balcon, il faut également compter les frais de planification et les frais liés à l’obtention des autorisations nécessaires.
Un petit exemple de coût dans la pratique :
Nous aimerions ajouter un petit balcon de 1,5 m x 4 m dans le grenier aménagé de notre ancien bâtiment, devant la chambre.
Pour réduire les coûts, nous construisons le balcon côté pignon et optons pour une version autoportante en kit, que nous faisons toutefois monter par un professionnel.
L’accès au balcon se fait par une porte oscillo-battante, que nous faisons également installer.
Il ne s’agit bien sûr que d’un exemple de coût, qui ne s’applique qu’à un modèle de balcon spécifique et à une situation d’installation particulière. Selon le type de balcon et les conditions locales, les coûts peuvent varier considérablement, même pour des balcons de taille comparable.
Dans notre exemple, les coûts de montage sont considérables. Il faut toutefois tenir compte du fait que, outre la construction du balcon, il faut également prévoir des frais pour la percée dans le mur et l’installation de la porte.
De quels facteurs dépendent généralement les coûts de construction d’un balcon ?
Il faut tenir compte de plusieurs éléments :
- la taille du balcon
- le type de construction du balcon
- les frais de montage
- les coûts des options (par exemple un escalier menant au balcon)
- les coûts d’accès au balcon (porte de balcon, ouverture dans le mur, etc.)
- le cas échéant, les coûts de l’autorisation et des calculs statiques nécessaires (coûts de planification)
Dans la pratique, il existe des différences de prix considérables, même pour des balcons de taille comparable.
L’ajout d’un balcon peut souvent être très bon marché, mais aussi très cher. Il faut donc toujours planifier très soigneusement à l’avance les coûts que l’on est prêt à dépenser pour son balcon supplémentaire. Dans la pratique, il ne suffit généralement pas de comparer uniquement les prix du balcon lui-même.
Quelle est l’influence de la méthode de construction sur le coût du balcon ?
Les balcons en porte-à-faux sont surtout utiles pour les étages supérieurs.
Les balcons en porte-à-faux sont surtout utiles pour les étages supérieurs.
Le type de répartition des charges joue un rôle important dans le choix du mode de construction. Il existe trois possibilités différentes :
- Les balcons autoportants (balcons en porte-à-faux) supportent, comme leur nom l’indique, leur poids sur quatre supports et sont seulement vissés à la maçonnerie pour les empêcher de tomber.
- Les balcons partiellement autoportants sont ancrés dans la maçonnerie, qui prend en charge une partie de la charge, mais à l’extrémité avant, deux supports soutiennent en plus le balcon.
- Les balcons en porte-à-faux sont entièrement soutenus par la maçonnerie et peuvent donc se passer de supports supplémentaires.
Les variantes les plus économiques sont bien sûr les balcons entièrement autoportants : ils sont faciles à installer et ne nécessitent aucun calcul statique, car la maçonnerie n’a pas à supporter de charge.
En revanche, pour les balcons partiellement autoportants et en porte-à-faux, des calculs statiques approfondis sont nécessaires pour s’assurer qu’ils peuvent être soutenus par la maçonnerie en toute sécurité.
L’installation est également compliquée, les spécifications statiques doivent être mises en œuvre avec précision, sinon la capacité portante du balcon n’est pas garantie.
Tout cela entraîne bien sûr des coûts nettement plus élevés, et les modèles de balcons correspondants sont généralement plus chers que les modèles autoportants.
Si l’on compare les coûts des balcons à eux seuls, on peut dire que le coût d’un petit balcon autoportant commence à environ 3 500 à 4 000 euros, alors que celui d’un balcon en porte-à-faux commence à 5 000 à 6 000 euros, les petits modèles pouvant souvent être nettement plus chers.
Qu’en est-il des coûts d’installation ? Y a-t-il des points de repère ?
Les coûts d’installation d’un balcon en porte-à-faux peuvent varier considérablement. Ils dépendent exclusivement des exigences statiques de chaque cas particulier. Il est donc difficile de donner des valeurs indicatives.
Cela vaut d’ailleurs aussi pour les coûts de l’ingénieur en structure. Le calcul peut varier considérablement d’un cas à l’autre, tout comme les coûts.
Quels sont les coûts à prévoir pour l’accès au balcon ?
Tout dépend bien sûr du niveau de confort et de luxe que l’on souhaite avoir. Les portes battantes simples en plastique sont relativement peu coûteuses, tandis qu’une porte coulissante à levage en aluminium de haute qualité avec quelques options peut coûter très cher.
En principe, les éléments suivants jouent un rôle dans le prix :
- le type de porte
- le matériau du cadre et
- le type de vitrage
Pour vous donner une petite idée, voici les prix minimums en fonction du type de porte (pour une taille standard).
Les portes en bois ont un aspect noble, mais elles sont l’option la plus chère.
Le matériau choisi pour le cadre peut rapidement faire grimper le prix : si vous optez pour du bois, vous devez vous attendre à une augmentation de 30 à 50 % du prix, selon l’essence de bois et le modèle. Les variantes en aluminium et en bois-aluminium peuvent coûter jusqu’à deux fois plus cher qu’une porte en PVC.
En ce qui concerne le vitrage, une meilleure isolation thermique et une meilleure protection contre les effractions font également augmenter le prix des portes de balcon.
Des caractéristiques de confort spéciales et des options supplémentaires peuvent encore augmenter le prix.
Combien coûte l’installation d’une porte ?
Dans la plupart des cas, il faut compter entre 600 et 1 000 euros. Si vous devez percer un mur, cela coûte souvent plus cher.
Il n’est pas toujours possible de donner un prix forfaitaire, car dans de nombreux cas, les frais sur place jouent également un rôle important dans le coût de l’installation.
Une grande porte coulissante à levage est bien sûr beaucoup plus coûteuse à installer qu’une simple porte battante étroite. Cela entraîne également des différences de coûts.
Dans l’exemple de coût ci-dessus, le balcon a été installé côté pignon. Un balcon de toit ne serait-il pas moins cher ?
Absolument pas. L’installation d’un balcon autoportant côté pignon est certainement la variante la moins chère.
Rien que pour une seule fenêtre de toit avec sortie, il faut compter entre 2 500 et 3 500 euros. Et il en faut plusieurs pour obtenir la largeur nécessaire. À cela s’ajoutent des frais d’installation élevés, car la largeur de la fenêtre de toit dépassera probablement l’espacement des chevrons. Cela signifie que les chevrons devront également être retirés et que le toit devra être modifié en conséquence à cet endroit. Cela entraîne souvent des coûts supplémentaires élevés.
En contrepartie, on obtient un balcon relativement petit, qui atteint à peine les dimensions de notre balcon en saillie.
Pour un balcon de toit « intégré » dans le toit en pente, il faudrait même s’attendre à des coûts nettement plus élevés en raison de la complexité de la démolition du toit, sans compter la perte d’espace dans les combles.
Les balcons de toit sont bien sûr toujours une possibilité, mais ils sont nettement plus chers que les balcons en saillie et impliquent une perte de surface, ce qui n’est pas le cas des balcons en saillie, qui permettent en effet de gagner de la surface supplémentaire.